Elever et soigner les lapins

ELEVER ET SOIGNER LES LAPINS

 

Le lapin commun est un mammifère rongeur qui appartient à l’ordre des Lagomorphes.

A l’état sauvage le lapin vit en sociétés hiérarchisées d’environ dix individus dans des terriers creusés collectivement et gardé par un guetteur. C’est un animal craintif possède une ouïe et un odorat très bien développé. Il s’apprivoise facilement. Les races de lapin définies dans le standard élaborées par la Fédération française de Cuniculture proviennent des souches domestiquées à partir des populations sauvages. Le lapin est une rare espèce domestiquée qui ne compte aucune race disparue, grâce au travail d’amateurs et d’associations qui maintiennent intactes les races régionales. A ce jour on compte en France 300000 éleveurs fermier. La consommation annuelle est d’environ 3kg par personne. La France est le premier producteur mondial de peaux de lapins avec environ 10 millions d’exemplaires. Les peaux tannées donnent un cuir souple, couvert d’un poil doux et lustré (Les peaux doivent être séchées à l’air tendue avec une branche de noisetier repliée .La peau des animaux en mue ne sera pas conservée. Le poil du lapin angora est utilisé pour fabriquer des produits de luxe, très recherché il est vendu assez cher La valeur diététique de la viande de lapin est aussi bonne que la chair du poulet. Une faible teneur en graisse (6% de gras dans les carcasses) , 21% de protéines. Le fumier de lapin à une grande valeur fertilisante, supérieure à celle du porc ou des bovins. A l’état frais le fumier de lapin contient entre 1% et 2% d’azote, 2% à 4% d’acide phosphorique, 1% de potasse et 35% à 40% de matières organiques. L’alimentation est un point très important dans l’élevage du lapin. Le tube digestif du lapin est très long entre 4,5m et 5m pour un adulte de 5kg. Il est composé d’une bouche, d’un œsophage, d’un estomac, d’un intestin grêle, d’un caecum, d’un colon terminé par un rectum et un anus. La digestion très importante et complexe conditionne la croissance de l’animal. Le lapin est un rongeur dont les dents croissent continuellement et de ce fait l’aliment doit être relativement dur pour user en permanence ces incisives. Le lapin déchiquette les aliments en petits morceaux avec ses incisives. Le début de la dégradation est faite dans le milieu acide de l’estomac puis dans l’intestin grêle avec une présence impérative d’eau. Ce qui reste du bol alimentaire arrive dans le caecum ( poche terminale qui représente un tiers du tube digestif). Ce réservoir referme des organismes microbiens qui transforme le reste des aliments en substances riches assimilables par le lapin. C’est là que la cellulose est en partie dégradée. Le contenu du caecum s’écoule ensuite dans le colon qui produit les crottes molles le matin et les crottes dures le reste de la journée. Le lapin réingère ses crottes molles en les prélevant directement à la sortie de son anus ou sur la litière de sa cage . Le lapin avale ses crottes sans les mastiquer. Ce phénomène original de coprophagie appelé caecotrophie permet au lapin d’obtenir un complément de vitamines B et de matières azotées de bonne qualité, à raison de 10% à 20% de l’apport nutritionnel. Ce processus complexe est contrôlé par le système nerveux. De ce fait le lapin est sensible au moindre choc nerveux d’où la nécessité d’installer les clapiers dans un endroit calme. Si les lapin sont perturbés ou déranger de nombreuses crottes molles d’aspect d’amas allongés jonchent le sol des clapiers.

Le matin il y a vidange partielle du caecum ,l’après-midi et la nuit prise d’aliments, d’où une forte digestion au niveau de l’intestin grêle et remplissage du caecum. L’activité devient importante au colon proximal et l’on peut apercevoir l’émission de crottes dures.

Les règles à respecter pour réussir un élevage :

-Adapter le nombre de lapin en fonction de votre disponibilité.

-Prévoir un habitat confortable à l’abri du vent, de la pluie, de l’humidité et des bruits.

-Donner un éclairage maximum pour les cages des mères et une luminosité réduite pour le jeunes à l’engraissement.

- L’hygiène du clapier et des ustensiles doit être parfaite en nettoyant et en désinfectant régulièrement.

-L’alimentation doit être équilibrée, bien rationnée, renouvelée tous les jours à heure régulière.

-Fournir en quantité satisfaisante de l’eau propre. Cette eau sera renouvelée tous les jours.

-Protéger les lapins contre les maladies et les parasites qui les menaces quotidiennement.

-Tenir un journal en notant tous les jours les opérations réalisées, le type d’alimentation distribuée .

-Etablir une fiche individuelle pour chaque mâle et femelle, il sera consigné les dates de saillie, le nombre de petits lors de la naissance et du seuvrage.

-Etablir un planning pour les travaux occasionnels durant l’année.

Principales races

 

La fédération Française de cuniculiculture reconnait environ cinquante races répartir en six catégories :

-Les lapins de grande race

-Les lapins de race moyenne

-Les lapins de petite race

-Les lapins de race naine

-Les lapins à fourrure caractéristique

-Les cobayes

 

L’alimentation

-L’eau, le lapin boit beaucoup lorsqu’il est nourri avec un aliment complet déshydraté en granulé. Il a été constaté que le lapin avale un volume d’eau qui correspond au double de la ration d’aliment sec ingurgitée. Cela correspond à environ 90ml d’eau par kg de poids vif par jour pour un jeune en pleine croissance ou pour une femelle gestante. Pour une lapine en lactation la quantité d’eau peu atteindre 200ml à 250ml par kg de poids vif et par jour. L’eau doit être parfaitement propre et renouvelée fréquemment. Elle doit être à disposition des lapins en permanence.

-La cellulose, c’est un des facteurs qui conditionne l’avancement des aliments dans le tube digestif des lapins. L’excès de cellulose entraine un transit digestif accéléré .Rapidement l’animal ne peut plus couvrir ses besoins énergétiques. Pour les jeunes en croissance prévoir un aliment avec 13% à 14% de cellulose. Pour les femelles allaitantes, une teneur de 11% à 13% de cellulose est convenable.

-Les matières grasses, il y a deux fois plus d’énergie digestible dans les lipides que dans l’amidon. En règle générale, il n’est pas utile d’ajouter des matières grasses dans les aliments donnés au lapin. La ration habituelle contient aux environs de 2,5% à 3% de corps gras naturel.

-Les protéines, l’apport en matières azotées doit être de qualité et de quantité suffisante 15% pour les lapereaux en croissance et entre 16% à 18% pour les lapines allaitantes. En général les aliments complets préparés contiennent du tourteau de soja et de tournesol en quantité importante, ce qui assure un bon équilibre de la ration. Si l’on donne une alimentation en forte teneur en cellulose, il faut diminuer le taux de protéines pour éviter des risques de troubles digestifs.

-La supplémentation, les aliments complets du commerce sont bien dosés en sels minéraux et en vitamines, dans le cas d’une alimentation maison à base de produits frais variés et souvent différents en fonction des approvisionnements et des saisons, il est parfois nécessaire d’apporter un complément minéral et vitaminé occasionnellement ou en permanence suivant les résultats recherchés. Des produits fortifiants à base de sels minéraux plus ou moins enrichis en oligo-éléments et en acides aminés se trouvent dans des magasins spécialisés. Les professionnels utilisent une supplémentation en antibiotiques pour effectuer une surveillance de la flore intestinale microbienne du lapin, cette pratique fait l’objet d’une réglementation européenne très restrictive. Après le sevrage des lapereaux le plus simple de donner une alimentation à base de granulés de façon à éviter les problèmes digestifs liés aux aliments verts.

-Les aliments frais, la mise à disposition des aliments frais dans les élevages traditionnels est très variés (herbe, choux, betteraves, rutabagas, carottes etc.). Les matières sèches (foin, paille, céréales sous forme de grains ou de farines) sont à donner en alternance.

Pour les cultures fourragères choisir les avoines en vert, la luzerne ( la meilleur nourriture riche en azote et en vitamines) à donner aux reproducteurs et aux lapines en gestation. L’orge est utilisée pour l’engraissement. Le lotier, le trèfle violet et le sainfoin sont à donner en sec ou frais. Parmi les cultures potagères, favoriser la carotte pour l’élevage des lapereaux et l’amélioration de la lactation, le panais, le topinambour et la pomme de terre excellents pour l’engraissement, les choux doivent être donnés sans excès. Le régal du lapin sont le thym, le cerfeuil, les pissenlits. Les plantes sauvages très nombreuses demandent des connaissances en botanique de la part de l’éleveur. Les inconvénients de l’alimentation fraiche et l’approvisionnement en hiver . En aucun cas il ne faut donner des aliments gelés aux lapins. Attention l’herbe si elle n’est pas consommée dans les heures qui suivent la distribution risque de fermenter. Le lapin mange lentement, d’où une altération fréquente des aliments frais avec des déchets et des pertes importantes .Si la ration est composée de plusieurs produits différents, le lapin ne sait pas les choisir pour équilibrer son apport énergétique. D’un approvisionnement à l’autre, la valeur nutritive d’un aliment frais peu varier et il est difficile de le contrôler. Du point de vue hygiène, les aliments frais sont porteurs de nombreux agents pathogènes et ils peuvent être la source de contamination et notamment pour la maladie hémorragique virale (V.H.D.). Il faut habituer le lapin à manger de tout, mais il est capricieux et assez difficile. Il peut s’habituer à un aliment au point de refuser toute nouveauté. Pour éviter les pertes de nourriture il faut multiplier le nombre de repas deux ou trois par jour d’où un travail supplémentaire non négligeable. Il ne faut jamais donner des aliments verts directement cueillis du jardin ou de la nature .Il faut un minimum de préparation avant l’introduction dans la cage, nettoyer en enlevant la terre et les feuilles abîmées et trier pour éliminer les espèces toxiques. Laver , égoutter et découper en petits carrés les légumes racines avant la distribution. Eviter de donner de l’herbe mouillée. Beaucoup de plantes se révèlent toxiques et parfois très vénéneuses, comme il n’est pas question de se fier à l’instinct des animaux, fortement amoindri par des siècles de domestication un tri sévère doit être fait par l’éleveur. Il faut absolument proscrire l’aconit, le mouron rouge, les anémones, la belladone, la ciguë, l’hellébore, les euphorbes, le mouron bleu, la populage des marais, le bouton d’or, le buis, la jusquiame et la morelle. Toutes ces plantes risquent d’entraîner des vomissements, des diarrhées, et même la mort. Chez la lapine, on peut observer des troubles de la lactation et des risques d’avortement. Pour être certain de donner de bons aliments frais aux lapins il est préférable de les cultiver en achetant des graines dans les magasins spécialisés

-Les aliments complets, de plus en plus l’alimentation du lapin fait appel à des aliments complets préparés, disponibles toute l’année dans des commerces spécialisés. Les progrès de la recherche scientifique en matière d’alimentation animale ont permis d’élaborer des préparations équilibrées et adaptée aux besoins énergétiques du lapin. Sur le contenant des préparations alimentaire on trouve des indications sur la liste des matières premières utilisées, les teneurs garanties en eau, en protéines brutes, en matières grasses, en cellulose brute, en matières minérales en vitamines et en supplémentation, la date de fabrication et la date limite de consommation. L’aliment complet est présenté sous la forme de granulés. Les composants les plus utilisés sont les céréales (10% à 25%) avec l’orge , le blé, le maïs, de l’avoine, du son, la farine base (5% à 25%), des tourteaux de soja de tournesol (5% à 15%), des graines oléagineuses comme le pois fourrager ou la féverole (5% à 15%), de la luzerne séchée et broyée (25% à 35%), divers déchets industriels comme les drêches de brasserie, la pulpe de raisin ou betterave (2% à 12%) et de la mélasse (3% à 5%) pour lier les aliments et donner une meilleur appétence aux granulés. Aucun des ces composants n’est obligatoire, des aliments peuvent manquer, mais c’est l’équilibre des nutriments et de l’apport énergétique total qui importe. Les aliments préparés sous forme de granulés doivent être durs, sans éléments farineux. La taille idéale est de 2,5mm à 5mm de diamètre pour une longueur de 5mm à 8mm. Il faut éviter l’utilisation d’un aliment à base de poisson, le lapin n’apprécie pas et la viande peut prendre le goût.

Les aliments de base des aliments préparés :

-Matières riche en cellulose, la luzerne, la paille, les pulpes déshydratées de betterave et de raisin, le tourteau de tournesol.

-Matières riche en protéines, les tourteaux de soja, les graines de pois et de féveroles. Les acides aminés indispensables son la lysine, le tryptothane, la thréonine, la leucine, l’isoleucine, la valine, l’histidine, l’arginine, la phenylalanine et la tyrosine.

L’apport vitaminique comporte en majorité de la vitamine A et D. Les oligo-éléments principaux sont le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse, le cobalt, l’iode et le fluor. Eviter de mettre le granulé dans une gamelle ou une assiette ou tout autre récipient où le lapin peut monter et souiller la nourriture, utiliser une trémie plus propre et qui permet de vérifier la quantité consommée. Un aliment complet équilibré est une solution fiable et pratique pour répondre aux besoins du lapin qui est incapable de choisir des aliments pour obtenir une ration équilibrée contrairement aux pigeons et aux poulets. Les granulés se stockent facilement dans un lieu sec à l’abri de toute contamination. Ils permettent une meilleur hygiène et un dosage précis de la ration à distribuer, ce qui évite au maximum le gaspillage.

Pendant les périodes d’engraissement et d’allaitement le lapin doit être alimenté à volonté

Ne pas donner le fond du sac, les granulés se sont souvent transformés en farine peu appréciée par les lapins.

Les maladies

La myxomatose

Très contagieuse, c’est une maladie virale transmise par contact avec des animaux infectés par des insectes piqueurs (puces, moustiques). Les animaux touchès par cette maladie présents une boursouflure à la tête et un amaigrissement rapide. La forme aigüe de la maladie entraine la mort du lapin en quelques jours. La forme chronique plus répandue, le lapin ne meurt pas mais reste porteur du germe, sa croissance est ralentie. Il n’existe pas de traitement curatif, tous les animaux atteints doivent être éliminés. A titre préventif, il faut vacciner. Tout nouvel animal doit être mis en quarantaine. Les locaux doivent être désinfectés, et les insectes parasites détruits.

La V.H.D.

La maladie hémorragique virale peut atteindre les adultes et les jeunes après sevrage. Cette maladie est foudroyante, la mort intervient en quelques jours après les premiers signes visibles de la maladie(écoulement nasal sanguinolent). La lutte est préventive, par vaccination (commande groupée de vaccins une fois par en avec la Société d’Aviculture de Belfort). Les règles strictes d’hygiène sont à respecter comme pour la myxomatose.

Les coccidioses

Les pertes dues à cette maladie sont importante dans les élevages. Il existe deux types de coccidiose : les intestinales et l’hépatique. Les premières donnent le gros ventre et des diarrhées dont l’issue est souvent fatale. La coccidiose hépatique est rarement mortelle mais provoque des retards de croissance. Le foie du sujet atteint est inconsommable. La maladie est découverte lors de l’abattage avec la présence de tâches blanches sur le foie. L’aliment fermier, la paille et les crottes molles sont les vecteurs principaux de cette maladie. Des traitements existent mais ils doivent l’objet d’un suivi vétérinaire (exemple Cunicoxil). Les aliments porteur de moisissures ou une alimentation inadaptée entérinent des troubles digestifs avec une diarrhée ou une constipation selon les cas. Pour supprimer les causes de cette maladie il faut donner aux lapins une alimentation équilibrée.

Les maladies respiratoires

Elles sont très fréquentes chez le lapin. Le coryza se manifeste par des éternuements répétés et par un écoulement nasal blanchâtre. Il peut évoluer vers la pasteurellose respiratoire (une forme de pneumonie). L’infection peu se soigner avec des antibiotiques. Une bonne alimentation et une hygiène parfaite peuvent minimiser le développement de cette maladie.

 

Les parasites externes

Les principaux parasites externes sont les puces, les poux, les tiques et la gale des oreilles. Les premiers peuvent se traiter avec des insecticides à base de pyrèthre. Les tiques plus rares s’enlèvent en les humectant de xylol ou de la benzine. La gale doit être traitée avec un acaricide et une désinfection du clapier.

Le nettoyage

Le remplacement de la litière doit être fait toutes les trois semaines pour les clapiers occupés par un animal et toutes les deux semaines pour les autres cas. Il intervient également après chaque changement d’animaux et après le sevrage d’une portée. Le nettoyage concerne tout le matériel et s’effectue hors de la présence des animaux.

La désinfection

Elle suit le nettoyage et permet d’éliminer les germes que le nettoyage ne permet pas d’enlever. Utiliser des agents chimiques désinfectants en solution. Ne pas utiliser l’eau de javel si les animaux sont remis immédiatement dans le clapier (risque de développement du coryza. En hiver la désinfection n’est pas spécialement nécessaire à moins d’un développement d’une épidémie.

L’élevage

La reproduction est l’activité primordiale de l’élevage du lapin de chair. Une bonne maîtrise de cette étape permet d’espérer une production optimale. Il n’y a pas de cycles sexuels réguliers chez les lapines. C’est le transfert dans la cage du mâle (jamais l’inverse) et le choc nerveux causé par la saillie qui déclenchent les sécrétions hormonales à l’origine de l’ovulation . Celle-ci est possible à tout moment sauf pendant la période de gestation. Pour accélérer la maturité sexuelle des lapines, il faut élever les jeunes lapins dans un même local. Le logement doit être individuel pour les mâles dès l’âge de 3 mois, avec un éclairement moyen régulier de 8 heures sur une journée. Les femelles isolées dans les cages individuelles à partir de la onzième semaine sont soumises au même rythme d’éclairage, sauf pendant les quatre jour qui précèdent la présentation au mâle où il faut 16 heures pour stimuler l’acceptation de l’accouplement. La nourriture jusqu’à l’âge de trois mois doit être donnée à volonté. Un aliment complet du type engraissement pas trop riche en protéines est conseillé. Au-delà de cette période les espèces qui ont tendance à faire du gras doivent être rationnées. Une semaine avant la saillie ce régime sera arrêté. Le jeune mâle doit avoir au moins cinq mois pour une première expérience. La femelle peut être saillie à partir de quatre mois suivant les races. Lors de l’accouplement surveiller le bon déroulement des opérations afin d’éviter les affrontements. Un mâle ne doit pas être utilisé plus de quatre fois par semaine et pas plus de trois fois par jour .avec une activité réduite en fin d’été. Sur la fiche du mâle et de la femelle noter la date de la saillie ainsi que les coordonnées du reproducteur. La gestation dure 31 jours en moyenne. Elle est déterminée par la palpation de la mère 12 à 14 jours après la saillie. Trois ou quatre jours avant la mise bas installer une boite à nid avec de la paille ou des copeaux dans la cage de la femelle. La lapine rationnée pendant toute la gestation, doit être nourrie à volonté dès le début de la lactation car ses besoins sont multipliés par quatre. Quelques jours avant la mise bas, la femelle s’active dans la boite à nid. Elle arrange la paille avec agitation, elle tire du poil sur le ventre. Vérifier après l’accouchement que tous les jeunes sont couverts et bien vivant. Le froid est une cause principale de mortalité à la naissance. Des accidents sont possibles à la naissance comme la mère qui refuse le nid et met bas sur le sol, la lapine qui tue et mange ses petits. Cela peut être du à un manque d’eau, à une frayeur ou du caractère de la mère. L’abandon de la portée résulte souvent du manque de lait ou d’un environnement trop froid. Trois possibilités pour représenter la femelle au mâle :

-La nouvelle saillie intervient après le sevrage des lapereaux. Cette méthode limite la productivité de l’élevage.

-La saillie est effectuée environs 10 jours à 15 jours après la mise bas.

-En tenant compte de la physiologie particulière des lapines, celles-ci sont amenées au mâle 24 heures à 36 heures après la mise bas. Ce procédé est réservé aux éleveurs expérimentés. Le rythme des reproductions dépendent des saisons, de l’importance de la portée qui vient de naître, de l’âge, de la condition physique de la femelle e t des besoins en lapins de chair.

Pour savoir si une lapine est pleine faire une palpation du ventre de la mère en la posant sur le sol. Passer la main doucement le long de l’abdomen entre ses cuisses arrières . Si l’on sent des petites protubérances correspondants aux fœtus la lapine porte.

Il est conseillé de réduire les portées à six lapereaux. Les jeunes excédentaires peuvent être adoptés dans les trois jours qui suivent la mie bas par des femelles moins prolifiques. Toujours faire adopter des lapereaux de poids et d’âge correspondants. Jusqu’au vingtième jour les jeunes sont nourris avec le lait de la mère.. Dans les premiers jours la température du nid doit rester entre 30°C et 35°C. Tous les jours le nid doit être visité et maintenu dans le calme. Les abreuvoirs seront accessibles par les jeunes à partir de 18 jours. Le sevrage correspond à la période ou le lapereau cesse de s’alimenter avec le lait de la lapine.et se nourri d’aliments solides.. Il intervient entre le vingt septième et le trente cinquième jours après la mise bas.. Le sevrage est brutal car il est réalisé en une seule fois.. Les petits lapins seront placés dans une cage d’un demi mètre carré. L’engraissement est l’étape qui intervient juste après le sevrage. Il faut éviter une densité trop importante d’animaux dans les cages .

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